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jeudi 21 mars 2013 | Par Romain Jammes

Salle pleine à craquer pour Jean-Luc Mélenchon à Toulouse !

Salle comble pendant de la conférence.

Une soirée pas comme les autres

Aucune tradition n’est intouchable. C’est un peu la leçon de lundi. Ce soir là, pas de quart d’heure toulousain, au contraire. La conférence de Jean-Luc Mélenchon sur l’écosocialisme a attiré des citoyens plus d’une demi-heure avant le début. Et pour cause, si 200 personnes étaient attendues, plus de 400 sont venues, obligeant une centaine de jeunes à s’asseoir par terre devant la tribune. Une chose est sûre, la salle ne pouvait pas accueillir plus de monde.

 

Pourtant, l’information avait volontairement été restreinte pour ne pas laisser des déçus dehors. Il s’en est fallu de peu…

 

Quelques chansons de L’Art Mais Rouge ont introduit la soirée. Puis le coprésident de Parti de gauche s’est lancé dans plus de deux heures d’un véritable cours magistral. « Ce sera long et chiant » a-t-il introduit. Manifestement, les auditeurs n’ont pas partagé ce sentiment, restant à l’écoute tout le long, ou brisant parfois le silence studieux de rires ou d’applaudissements.

Mais alors, l’écosocialisme, c’est quoi ?

Jean-Luc Mélenchon pendant la conférence.

L’écosocialisme, ce n’est pas repeindre en vert le socialisme productiviste. Ce n’est pas non plus se donner une bonne conscience sociale derrière un discours environnementaliste. C’est refonder l’intérêt général à partir d’un constat : nous partageons un seul et même écosystème, nécessaire à la survie de l’humanité.

Cet écosystème commun rappelle notre égalité, tout comme notre diversité, mais il place surtout l’Humanité devant un nouveau défi lié aux nouvelles structures de la société. Ce défi, c’est celui de consommer, de produire, et même de vivre autrement.

 

Produire et consommer autrement, c’est combattre le productivisme, qui est le moteur de l’économie capitaliste. On ne peut produire pour produire, et pousser à la consommation pour maximiser les profits des actionnaires. Renverser la machine, c’est d’abord partir des besoins réels, ensuite se réapproprier les moyens de production en les socialisant. En somme, reprendre le pouvoir sur l’appareil productif, et sur les institutions républicaine, pour que le peuple tienne enfin les manettes.

 

Animation à l’entrée de la conférence.

Il faut également prévoir la conversion écologique de l’industrie pour répondre aux besoins de l’humanité sans que la planète en pâtisse : d’où l’intérêt de la planification écologique. Écologie, socialisme et république sont intimement liés dans l’approche écosocialiste.

 

Vivre autrement, c’est remettre le travail à sa vrai place. Une vie ne peut se réduire à un travail et à une consommation effrénés. L’écosocialisme veut en finir avec la course sans fin dans laquelle nous pousse la concurrence généralisée. Travailler moins, mieux, avec une idée de la finalité de sa production. C’est cela le travail qui permet d’émanciper, de rendre indépendants et libres les travailleuses et les travailleurs.

 

Et cela suppose évidemment une juste répartition des fruits du travail.

Vous voulez approfondir le débat ?

Ça tombe bien ! Rendez-vous le 25 mai pour les assises régionales de l’écosocialisme à Toulouse. On espère vous y voir encore plus nombreux !

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