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lundi 22 juillet 2013 | Par Éric Coquerel

Intervention de François Hollande : C’est pas la fête, sauf pour les riches !

François Hollande a commencé son intervention du 14 juillet en évoquant la catastrophe de Brétigny S/Orge. Il en a tiré la conclusion qu’il fallait donner la priorité aux lignes classiques et a célébré la nécessité d’un grand service public du ferroviaire.
 
Pourtant, on se souvient que le même, alors Président du Conseil Général de Corréze, appuyait l’option « barrau » TGV Paris Poitiers Limoges. Et que son parti vote au parlement européen la dérégulation du ferroviaire !
 
Si on suit cette logique ce sont autant d’erreurs que l’on rectifie par faute de les avoir commises ! Le Président de la République devrait en prendre de la graine pour changer à temps la politique d’austérité qui entraîne de façon certaine le pays à une autre catastrophe, celle de la récession.
 
Ce n’est malheureusement pas le cas. Le candidat du « changement c’est maintenant » a confirmé qu’il s’était mué en triste président de l’austérité. Sûrement aveuglé par le soleil parisien, Monsieur Irma a, comme il le fait depuis un an, expliqué que la « reprise est là ». Il est vrai que les critères sur lesquels s’appuie François Hollande sont confondants de bêtise : « je ne vais pas m’en plaindre (que les plus riches s’enrichissent), cela veut dire que l’économie est repartie ». Or, on observe à l’inverse depuis 2008 que les écarts de richesses ne cessent de s’accroître sans que cela n’implique le moindre bénéfice économique pour le plus grand nombre, bien au contraire.
 
Le Président de la République a également confirmé que la future réforme des retraites verrait immédiatement un augmentation de la durée de cotisation contrairement à ce qu’espérait son propre parti. Pour la première fois de l’histoire, un Président « de gauche » se prépare donc, dans les faits, à reculer l’âge de la retraite.
 
Ce 14 juillet n’avait donc rien d‘une fête révolutionnaire : il a été marqué par le cap maintenu sur une politique économique et sociale de droite ! C’est maintenant à la mobilisation sociale de lui répondre, dès la rentrée.

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