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mercredi 12 février 2014 | Par la commission écologie du Parti de Gauche 31

Barrage de Sivens : les petits ruisseaux font les grandes aberrations

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Il y a les discours et il y a les actes. En matière d’écologie peut-être plus qu’ailleurs, le cynisme n’a pas de limite. « Le gouvernement a placé depuis plus de 20 mois la préservation de la biodiversité au cœur de son action en faveur de l’environnement » peut-on lire sur le site web du Ministère de l’écologie. Et comme tous les ans depuis 1971, le 2 février était célébrée la journée mondiale des zones humides, pour commémorer la signature de la Convention de Ramsar, un traité international pour la conservation de ces milieux essentiels mais largement menacés. Voilà pour les discours.
 
Les actes eux montrent tout le contraire : on continue sans scrupule de saccager la nature, y compris les zones humides. Ainsi du projet démentiel d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Mais aussi, plus près de nous, du projet de barrage de Sivens dans le Tarn (près de Gaillac) qui s’attaque à la dernière zone humide d’importance du bassin versant du Tescou, dans la vallée du Testet. Porté par le Conseil général du Tarn et par la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG), ce projet date de 1969 et a régulièrement changé de motif. Aujourd’hui, l’objectif serait d’irriguer plusieurs centaines d’hectares de cultures de maïs, au détriment de dizaines d’hectares de zones humides et de bois classés. Le tout pour huit millions d’euros de dépenses d’argent public qui n’ont sûrement pas de meilleure utilité possible. Les incohérences techniques du projet ont par ailleurs été démontrées de façon détaillée (www.collectif-testet.org) et nos camarades du Tarn ont dénoncé le déni de démocratie auquel est confrontée la population (http://lepartidegauche81.blog.fr/2014/01/17/barrage-de-sivens-les-tarnais-ont-ils-la-parole-17603973/).
 
À notre tour, nous nous associons à toutes celles et tous ceux qui s’opposent à ce projet et à la logique productiviste aveugle qui le sous-tend.
Parce que :

  • Les zones humides sont parmi les milieux les plus riches en biodiversité et remplissent de multiples fonctions vitales pour les écosystèmes (disponibilité en eau, purification, dénitrification, désintoxication, transfert des sédiments, rétention des éléments nutritifs, limitation des impacts des changements climatiques…).
  • 50 % de leur surface ont disparu en France entre 1960 et 1990.
  • Les facteurs principaux de cette disparition sont l’urbanisation galopante et les drainages liés à l’agriculture.

Il est inadmissible que l’on continue d’autoriser des projets qui détruisent les zones humides, qui plus est pour entretenir le modèle agricole productiviste dont les périls sont désormais bien connus. À ce modèle obsolète qui veut produire n’importe quoi à n’importe quelles conditions du moment que c’est rentable, nous en opposons un autre, respectueux de l’environnement et de l’humain : l’écosocialisme. Il y a urgence à sortir de l’agriculture intensive qui nous empoisonne et faire vivre une agriculture paysanne compatible avec la préservation des zones humides. Finis les beaux discours, il est grand temps d’agir ! Nous on veut, nous on peut !

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