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Congo-Brazzaville : le pays cherche à améliorer son climat des affaires

D’après le journal de l’Afrique, le nouveau gouvernement mis en place suite à la réélection du président Denis Sassou Nguesso pour un nouveau mandat s’est doté d’un tout nouveau ministère qui est en charge de la promotion des collaborations des secteurs privés et publics. Lors de la première rencontre qu’a effectué le nouveau ministre avec les différents acteurs du secteur privé, Denis Christel Sassou Nguesso a promis d’assurer la protection des investissements de ce secteur tout en œuvrant à améliorer le climat des affaires dans le pays. 

Les investisseurs souhaitent que le gouvernement améliore le climat des affaires

Le nouveau ministre de la Promotion du partenariat et de la Coopération internationale Denis Christel Sassou Nguesso a assuré devant les entrepreneurs qui attendent encore que les autorités paient les créances afin de pouvoir relancer ses activités économiques, il est important de rappeler que d’après le classement du Congo au niveau du répertoire Doing Business, le pays a encore du chemin qui lui reste à parcourir.

Le ministre a affirmé formellement que le climat des affaires est à améliorer. En outre, Denis Christel Sassou Nguesso assure que cela ne peut se faire qu’après avoir lutté activement contre la corruption qui n’arrête pas de gangrener l’administration publique, ainsi que les antivaleurs. 

Néanmoins, Deschagrins Ebet, le président de l’organisation pour le développement des sociétés locales, la fiscalité dans le pays est assez lourde pour les entreprises privées.

Par ailleurs, monsieur Ebet a affirmé qu’il est important de mettre en application toutes les promesses des gouvernements, en attendant l’application des différentes lois mises en place par les autorités congolaises afin de pouvoir aller de l’avant dans le projet de l’amélioration du climat des affaires.

Investir dans les moyennes et les petites entreprises locales

Le ministre Sassou Nguesso a assuré qu’il est important que les différents opérateurs économiques optent à la diversification de leurs activités et interventions tout en affirmant que le gouvernement assurera la protection des investissements étrangers et nationaux.

Le président de la chambre de commerce de Pointe-Noire, Didier Sylvestre Mavouenzela, affirme que les petites et moyennes entreprises locales constituent le socle de l’investissement dans les deux Congo.

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Coronavirus : le président de la République démocratique du Congo refuse de faire vacciner

Selon le journal de l’Afrique, Félix Tshisekedi, le président de la République démocratique du Congo, ne s’est pas encore fait vacciner contre le Covid-19, tout en multipliant les critiques concernant le vaccin suédo-britannique, AstraZeneca. 

La communication gouvernementale multiplie ses efforts afin de faire accepter ce vaccin anti-coronavirus, alors que le nombre de contaminations avec le nouveau variant Delta est en hausse dans le pays.

Le président congolais refuse de se faire vacciner 

Le chef de l’Etat congolais a affirmé aux médias, qu’il a bien fait de ne pas se faire vacciner en déclenchant ainsi une vive polémique dans le pays. En effet, le président congolais, a multiplié les critiques concernant le vaccin suédo-britannique, tandis que le gouvernement fait tout ce qui est possible pour faire accepter ce type de vaccin contre le Coronavirus dans l’opinion publique, surtout que durant cette dernière période le nombre de contaminations est en hausse avec la présence de la souche très contagieuse, la souche Delta au niveau des deux Congo.

Les avis des diplomates et des politiciens du pays

Plusieurs personnes auraient souhaité voir le chef de l’Etat prendre les devants. L’un des anciens candidats aux élections présidentielles, Martin Fayulu, a tenu à affirmer que personnellement, il a pris ses responsabilités et il s’est fait vacciner depuis le 10 juin dernier afin de donner l’exemple de sorte que les citoyens congolais lui emboîtent le pas.

Selon un autre candidat malheureux des dernières élections présidentielles, Seith Kikuni, Felix Tshisekedi ne doit pas se présenter aux prochaines élections présidentielles de 2023 en invitant les congolais de ne pas voter pour lui s’il se présente.

Plusieurs critiques ont aussi été relayées par les diplomates en poste dans la capitale congolaise face au comportement du président, tandis que l’Union africaine a commandé plusieurs doses d’AstraZeneca via le programme Covax. Selon un ambassadeur africain qui a souhaité garder l’anonymat, en tant que chef de l’Etat de l’Union africaine, le président aurait dû se comporter autrement.

Une campagne de vaccination qui patine

Lancée depuis le mois d’avril dernier, la campagne de vaccination des congolais, peine à convaincre les citoyens de la République démocratique du Congo. Selon les derniers chiffres révélés, moins de 60 000 personnes ont pu recevoir une seule dose du vaccin AstraZeneca durant ces deux mois et demi. Il est important de mentionner que AstraZeneca est le seul vaccin disponible dans le pays. Plusieurs personnes au Congo-Kinshasa ont affirmé qu’elles doutent de la fiabilité et de l’efficacité de ce vaccin, comme c’est le cas du président de la République.

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Congo-Brazzaville : grève illimitée au niveau de l’hôpital d’Oyo

Selon le journal de l’Afrique, les agents travaillant au sein de l’hôpital général d’Eddith Lucie Bongo Ondimba d’Oyo qui se trouve au nord du Congo, fief du président Denis Sassou-Nguesso ont entamé une grève illimitée, et ce, depuis le 18 juin dernier.

En effet, les agents hospitaliers demandent au gouvernement de leur payer au moins sept mois d’arriérés de salaire enregistrés dans l’établissement.

L’hôpital d’Oyo en grève 

Les agents, médecins et infirmiers de l’hôpital Edith Lucie Bongo Ondimba qui constitue l’un des plus grands centres hospitaliers de toute la région nord-congolaise, ont décidé de ranger leurs blouses. En effet, depuis le 18 juin dernier, les agents hospitaliers ont décidé de se mettre en grève. Ce mouvement, qui est très suivi d’après les représentants des grévistes, assure quand même  un service minimum dans l’hôpital. 

Au niveau des différents services qui d’habitude comptent chacun 9 employés, durant la grève seuls deux agents doivent se relier le travail durant les 24 heures. 

Dépassés par les mauvaises conditions de travail, les agents hospitaliers demandent dans leur préavis de grève, le paiement sans conditions et immédiat de près de 3 mois d’arriérés de salaires sur les sept mois non-payés. En outre, les infirmiers et médecins demandent l’ajout de la signature d’un protocole d’accord qui détermine l’échéance d’apurement des arriérés de salaire qui restent.

Selon le représentant du syndicat qui a préféré garder l’anonymat, les agents hospitaliers sont en période de lutte contre le Coronavirus. Ils sont en première ligne et c’est vraiment indigne de les négliger et de les abandonner ainsi. 

La crise économique congolaise est mise en cause

Souffrant des mêmes conditions de travail, l’hôpital général de Loandjili à Pointe-Noire, l’hôpital général de Dolisie et le CHU de la capitale congolaise, ont déjà observé des mouvements de grève afin de revendiquer les mêmes droits ou presque. Le gouvernement congolais assure que la crise économique qui frappe le pays justifie le non-paiement de plusieurs salaires des travailleurs faisant partie des établissements étatiques. Il est important de mentionner que suite à la propagation de la maladie virale et les différentes mesures mises en place par le gouvernement pour lutter contre la pandémie, l’économie des deux Congo a été profondément affectée. 

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Islam au Bangladhesh : condamnation de huit extrémistes à mort pour le meurtre d’un éditeur laïque

Huit extrémistes ont été condamnés à mort pour le meurtre d’un éditeur laïque Faysal Arefin Dipon, en 2015. Le tribunal de Dhaka a condamné ses huit personnes qui appartiennent à un groupe armé interdit pour le meurtre de l’éditeur dans la capitale il y a pré six ans au nom de l’islam au Bangladesh.

Le meutre de l’éditeur en 2015

Faysal Arefin Dipon, qui l’un des éditeurs Jagriti Prokashoni au Bangladesh, a été assassiné, durant le mois d’octobre 2015 dans son propre bureau au niveau du quartier de Shahbagh. Parmi les livres qui ont été édités par Dipon et qui sont considérés laïques par le groupe islamiste, il y en avait un du citoyen américain d’origine bangladaise Avijit Roy, qui a été lui aussi assassiné de la même façon au mois de  février de la même année.

Les deux assassinat ont été perpétrés par les membres du même groupe islamiste interdit Ansar al Islam qui est considéré l’un des groupes extrémistes dans le pays en mai 2015.

Les membres du groupe affirment qu’Ansar al-Islam est  l’une des filiales locales du groupe terroriste al-Qaïda.

Le Bangladesh a été témoin d’une vague de violence qui a visé des blogueurs, des écrivains athées et des militants laïques entre 2013 et 2015. En 2015 seulement, un éditeur et cinq blogueurs ont été tués.

Durant ces dernières années, les autorités ont mis en place deux grandes unités de police spécialisées dans les actions anti terroristes visant à agir contre les violences des groupes islamistes.

Ennemi de l’État de la société civile

Md Majibur Rahman, le juge du tribunal spécial antiterroriste de Dhaka, a rendu son verdict concernant l’affaire de l’assassinat dont les six des huit accusés sont impliqués dans une salle d’audience bondée.

Une sécurité stricte a été imposée dans la zone du tribunal avant le verdict.

Les personnes condamnées à mort sont Akram Hossain alias Hasib, Md Sheikh Abdullah, Md Mozammel Hossain Saimon, Md Abu Siddique Sohel, Khairul Islam, Md Abdus Sabur, l’officier de l’armée limogé, Moinul Hasan Shamim et le major Ziaul Haque.

Parmi ces condamnés, le major Hossain alias Hasib et Haque qui sont en fuite

«Ceux qui ont assassiné une personne juste parce qu’il a publié des livres se sont des ennemis de la société et de l’État», a déclaré le juge Rahman en lisant le verdict.

Le juge Rahman a ajouté que seule la peine de mort pourra «garantir la justice en constituant une punition exemplaire».

Ce groupe islamiste a incité plusieurs fois à la haine contre des éditeurs et des blogueurs dans les mosquées durant les horaires de prière au Bangladesh.

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Islam en Indonésie : le pays interdit le port de vêtements religieux d’une manière obligatoire au niveau des écoles publiques

Le gouvernement indonésien a adopté une nouvelle loi suite à la protestation des étudiants non musulmans qui se sont retrouvés forcés de porter un voile afin de pouvoir suivre leur cours dans l’établissement scolaire. Alors que le pays a reconnu officiellement six religions, l’inquiétude s’est amplifié ces dernières années à cause des interprétations conservatrices de l’islam en Indonésie induisant à des actes d’intolérance religieuse.

Les protestations des étudiants et élèves indonésiens

Les militants de la laïcité en Indonésie se sont réjouis à l’annonce de la loi adoptée par le gouvernement, qui interdit aux écoles publiques d’obliger ses étudiants de mettre des tenues religieuses. Les militants ont salué cette initiative en encourageant les autorités à mettre en place des lois laïques. Cette nouvelle loi a été mise en place suite à une protestation d’indignation nationale ayant lieu après que des étudiants non musulmans ont été forcés de porter le voile islamique.

Selon le chercheur de Human Rights Watch, Andreas Harsono, les écoles se trouvant dans les 20 provinces indonésiennes ont obligé leurs élèves et étudiants à mettre des tenues religieuses durant ces dernières années, en l’adoptant comme leur code vestimentaire. C’est pour cette raison que le nouveau décret mis en place par le gouvernement constitue une nouvelle étape positive.

Andreas Harsono a affirmé que plusieurs écoles publiques obligent les enseignantes et les filles à porter des hijabs provoquant ainsi une pression sociale, une intimidation et une brimade qui pousse jusqu’à une démission forcée. 

Indonésie, un pays de tolérance

Le gouvernement indonésien reconnaît officiellement 6 religions, malgré que 90 % de la population est musulmane, toutefois, ces dernières années plusieurs interprétations conservatrices de la religion musulmane ont conduit à la mise en place des règles induisant à l’intolérance religieuse.

L’adoption de la loi contre l’obligation des vêtements religieux dans les écoles publiques constitue un pas de plus pour le gouvernement afin de prouver que l’Indonésie est encore un pays de tolérance et de paix. Selon le ministre de l’éducation, le choix de la religion est une décision personnelle, personne n’a le droit d’obliger les indonésiens ni à porter des vêtements religieux ni de faire des prières selon les horaires de prière en Indonésie.

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“Les musulmans en France sont tenus à respecter la loi française” assure le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale

Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, Mohammad Abdelkarim Alissa, a assuré au cours d’un entretien avec le JDD, qu’il apporte tout son encouragement et son soutien au projet que présente la loi française contre le séparatisme, en affirmant qu’il encourage l’idée du président de la République de faire vivre un Islam de France.

Un grand défenseur de la laïcité

L’ex ministre saoudien de la Justice, Mohammad Abdelkarim Alissa, qui est l’un des personnages reconnus du courant sunnite, a toujours défendu l’idée de la laïcité. Il est important de mentionner que Mohammad Abdelkarim Alissa est l’un des porte-voix reconnus mondialement dans le monde sunnite. L’homme de 55 ans a attiré l’attention du monde pour ses propos portant sur la lutte contre le concept des chocs entre les civilisations. En outre, Mohammad Abdelkarim Alissa est connu comme l’une des rares personnes du monde musulman à avoir visité Auschwitz et à réaliser un dialogue des religions. L’ancien ministre de la Justice saoudien assure que les fidèles qui vivent en France sont tenus de se soumettre aux différentes lois de la République ou de partir du pays. 

L’événement tragique de l’assassinat du professeur Samuel Paty

Il y a plus d’un mois, Samuel Paty, le professeur d’histoire géographie a été assassiné à la suite de caricatures du Messager d’Allah (SAW) parues dans Charlies Hebdo qui les a montrées à ses élèves. Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, affirme que cet assassinat constitue un crime terroriste qui n’est pas digne d’un musulman pratiquant sa prière durant les horaires de prière adéquats. En effet, selon lui, l’assassin ne représente en rien l’islam, ce n’est qu’une personne qui représente une idéologie terroriste. Il a assuré qu’il est important de souligner que cet extrémiste en plus d’avoir commis un assassinant il a porté préjudice à l’image de la religion musulmane. 

“Il est essentiel d’avoir la conviction que la valeur des messagers d’Allah est beaucoup plus importante pour pouvoir être atteinte par des dessins irrespectueux” assure le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, en ajoutant qu’il est important de bien lire les recommandations du livre saint en Islam, le Coran.