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Congo-Brazzaville : l’absence de fonds cause le blocage du projet de Loango

D’après le journal de l’Afrique, le programme des Nations unies pour l’environnement et le Congo ont convenu de mettre en place un nouveau projet visant la création d’une aire marine protégée au niveau de la baie de Loango, qui se trouve à moins de 15 Km de Pointe-Noire, et ce, depuis 2017.

Le projet d’aire protégée au niveau de Loango

Lancé officiellement le 26 mars 2018, le projet visant à créer une aire protégée au niveau de Loango a été le fruit d’une collaboration entre le Programme des Nations unies pour l’environnement et le Congo. Adoptée le 28 mai 2021, la cartographie de cette aire marine protégée qui a reçu l’approbation du gouvernement, des partenaires financiers et techniques ainsi que des riverains, affirme qu’elle s’étale sur près de 50 000 hectares dont 5 000 hectares terrestres et 4 500 hectares marins.

Néanmoins, trois ans après la mise en place du projet, les experts ont dû confronter une insuffisance de ressources financières.

D’après l’un des experts travaillant au sein de l’université Marien Ngouabi, dans la capitale congolaise, Félix Kobouana, avec la mise en place de ce projet d’aire protégée, tout le monde s’attend à ce que la mangrove tempère les eaux tumultueuses de la mer en gagnant du terrain, ce qui est très important pour le développement des poissons dans la région. En outre, il affirme qu’il ne faut pas dévaloriser la capacité de mangrove, dans la séquestration du gaz carbonique.

La difficulté du Congo à faire face à ses engagements 

Le directeur du projet de Loango, Constantin Mbessa a confié qu’il est très difficile de financer des aires protégées, c’est la portion pertinente. En effet, il affirme qu’avec un budget initial prévisionnel de 3 400 000 dollars, plus de 70 % du financement n’ont pas été reçus. Selon le directeur, la participation des deux Congo dans ce projet est toujours attendue. 

Étant aussi cadre au ministère du développement durable et de l’Économie forestière affirme, le directeur de l’AMP assure que suite à la sévère crise économique, qu’est en train de traverser le pays, causée par la propagation de la pandémie, ainsi que la chute des cours du pétrole, le Congo a du mal à faire face à ses engagements dans ce projet.

Suite à cette nouvelle situation, le chronogramme initial du projet a été modifié en définissant de nouveau les priorités afin d’essayer d’aller à l’essentiel.