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Le président congolais est déterminé à miser sur le secteur agricole afin de sortir du tout-pétrole

Le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville a rencontré Claudio Descalzi, le PDG d’Eni, samedi dernier. Selon le journal de l’Afrique, la transition écologique et le développement de l’agriculture dans le pays étaient au centre de leur échange.

Il est important de rappeler que lors du lancement de sa campagne électorale pour les présidentielles de mars 2021, le président congolais a promis de miser sur le secteur agricole à l’échelle nationale, devant une grappe de militants rassemblée au niveau du rond-point Lumumba au plein centre de Pointe-Noire. Le candidat a tenu à mentionner la dépendance du Congo en matière de denrée alimentaire, une situation qui doit être remédiée puisque le pays importe plus de 700 milliards de CFA de produits alimentaires chaque année.

Des chiffres impressionnants 

Il est évident de mentionner qu’au Congo, la rente pétrolière a tendance à chuter. C’est pour cette raison que le président congolais vise à diversifier les ressources économiques afin de sortir de la situation du tout-pétrole.

Le secteur agricole pourrait constituer la solution adéquate afin de participer à la diversification économique dans le pays, alors que ce domaine a été négligé durant plusieurs années. En effet, vu que l’agriculture a été délaissée, le Congo doit importer chaque année plus de la moitié de l’alimentation de sa population.

Il est important de mentionner que les différentes conditions climatiques sont très favorables à la promotion de l’agriculture dans le pays. En effet, avec un climat humide et chaud où alternent les saisons des pluies et les saisons sèches, les deux Congo ont un fort potentiel agricole. Selon les experts agricoles, vu les conditions climatiques existant au Congo, si une personne jette une graine, le lendemain elle aura un fruit.

Le président congolais, en septembre 2019, a pu relever durant le Conseil des ministres, que le Congo qui possède des conditions géographiques et climatiques et plus de 10 millions d’hectares de terres fertiles, n’est pas en train d’exploiter ces atouts que pour seulement une part très insuffisante.

Actuellement au niveau des étals des commerçants, les légumes et les fruits sont pour la majorité importés de l’étranger.

Afin de trouver une solution efficace, le président congolais a appelé le gouvernement à soumettre à l’adoption et l’examen du Conseil des ministres le plan de relance globale et de l’agriculture congolaise, et ce, dans les plus brefs délais.